DISCOURS
de Monsieur Amar SAADANI
PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLEE POPULAIRE NATIONALE
PRONONCÉ LORS DE LA CÉRÉMONIE D'OUVERTURE
DE LA SESSION D'AUTOMNE 2004
DE L'ASSEMBLEE POPULAIRE NATIONALE
 


Alger, le 04 Septembre 2004
(TRADUCTION)
 


AU NOM DE DIEU, CLEMENT ET MISERICORDIEUX.
PAIX ET SALUT SUR SON ENVOYE.

Il y a quelques semaines de cela, l'un de nos collègues en la personne du défunt Député Salah BOUCHATAL était accompagné à sa dernière demeure.

Député du peuple dans la circonscription de Boumerdes, il a été le témoin attentif avec ses électeurs autant des désastreuses conséquences humaines et matérielles du terrible séisme qui a frappé cette région un certain 21 mai 2003, que des efforts colossaux de reconstruction matérielle et sociale que l'Etat a consentis depuis pour y réhabiliter la vie.

Il laisse en chacun de nous l'impérissable souvenir d'un Député à la fois dynamique et plein de sagesse, énergique dans son action et rayonnant d'idées ; on le voyait fier de son mandat et heureux de pouvoir servir son pays en tant que Parlementaire.

Les membres de l'Assemblée populaire nationale réitèrent leurs remerciements aux très nombreuses personnes qui ont tenu à partager avec la famille du défunt et avec son autre famille qu'est le Parlement, notre émotion et notre tristesse en ce tragique événement.

Que Dieu, qui l'a rappelé à lui, prenne soin de son âme, et le conduise vers les verdoyantes prairies de son Paradis.

Je vous invite, Mesdames et Messieurs, à nous recueillir au souvenir de feu le Député Salah BOUCHATAL en observant une minute de silence à sa mémoire.

Minute de silence.

A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

 

Mesdames et Messieurs.

Le programme de travail qui se profile pour la session parlementaire qui débute annonce de riches débats, l'Assemblée populaire nationale étant, en effet, appelée à se prononcer sur de nombreux dossiers dont l'impact sur la gestion des affaires du pays et sur le quotidien du citoyen sera, sans nul doute, positif.

Ces dossiers sont importants autant pour l'amélioration des conditions de vie économiques et sociales de nos populations, que pour la consécration des principes de bonne gouvernance ainsi que de la bonne marche du pays et de la société.

Nous avons tout d'abord à l'esprit les textes en cours d'examen auprès de la Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés, comme les projets de lois modifiant et complétant le code pénal, le code de procédure pénale et le code de commerce.

Nous avons aussi à l'esprit les textes en cours d'examen auprès de quatre autres Commissions, comme le projet de loi relatif a la circulation des ressources biologiques à la surveillance des corps génétiquement modifiés et à la prise en charge des risques liés à l'utilisation des biotechnologies modernes, les projets de textes législatifs sur les semences et les plants, sur la prévention et la gestion des risques majeurs dans le cadre du développement durable, sur l'organisation la sécurité et la police de la circulation routière.

Nous avons bien-sûr à l'esprit les projets de lois récemment déposes sur le bureau de l'Assemblée, textes qui concernent tout particulièrement le code de l'organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus, la prévention et la repression du trafic et de l'usage illicite des stupéfiants et des substances psychotropes, le placement des travailleurs et le contrôle de l'emploi, le code des pensions militaires la prévention et la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Je pense enfin aux autres textes que le Gouvernement projette de déposer sur le bureau de l'Assemblée durant cette session, avec, notamment, la traditionnelle loi de finances en l’occurrence celle de l'année 2005.

Avec pas moins de 18 projets de textes d'ores et déjà inscrits à notre programme de travail pour étude et examen sans compter ceux qui vont bientôt nous parvenir, c'est une tâche exaltante qui attend l'Assemblée, celle-ci ayant pour objectifs de s’inscrire dans l'échéancier des priorités fixé par le Gouvernement.

Par delà les travaux législatifs qui attendent l'Assemblée celle-ci compte assurer la part qui lui revient en matière de préparation des grands événements que l'Algérie est appelée à organiser dans les prochains mois ; j'ai notamment à l’esprit la commémoration du 50ème anniversaire de la Révolution du 1er novembre 1954, l'Assemblée comptant consacrer a cette célébration un programme à la hauteur de l’événement.

Mesdames et messieurs,

La session parlementaire qui commence s'annonce sous le signe de la double rentrée sociale et éducative.

Dans quelques jours, en effet, ils seront près de 22.000 établissements nationaux d'éducation, d'enseignement et de formation, publics mais également privés, à ouvrir leurs portes pour accueillir, sur tout le territoire, près de neuf millions d'élèves, d'étudiants, de stagiaires, d'apprentis et autres apprenants.

Assemblée populaire nationale se félicite que, pour la première fois dans l'histoire de notre pays, il y ait plus de 200.000 nouveaux bacheliers et bachelières qui s'apprêtent à rejoindre les bancs de l'Université.

Ces nouveaux bacheliers et bachelières constituent en fait la manne humaine de jeunes impétrants qualifiés qui vont arriver, le diplôme sous le bras, sur les innombrables chantiers du développement national, armés de cette fougue qui fait la vitalité de notre jeunesse et du désir d'être un acteur à part entière de l'édification du pays.

C'est une manne humaine sur laquelle l'Etat pourra compter pour réaliser ses objectifs de croissance économique et qui pourra contribuer à la création de nouvelles richesses. C'est le juste retour d'investissement d'une longue période pendant laquelle l'Etat a fait et continue de faire des missions d'éducation, d'enseignement et de formation la première de ses priorités.

C'est pourquoi l'Assemblée populaire nationale salue et encourage les efforts du Gouvernement tendant à réunir les meilleures conditions qui soient en vue d'une rentrée universitaire qui assure à chaque impétrant du Baccalauréat une place dans le système universitaire national.

Chacun aura tout particulièrement apprécié ces magnifiques ponts de solidarité intersectorielle jetés entre l'administration ministérielle de l'intérieur, celle de l'enseignement supérieur et celle de l'habitat, qui ont décidé d'unir leurs efforts, en faisant face conjointement aux contraintes que posent les flux exceptionnellement élevés de bacheliers à accueillir cette année dans les structures pédagogiques et les structures d'hébergement.

L'Assemblée populaire nationale accompagne également de ses vœux de succès les discussions que compte engager prochainement le Gouvernement avec les partenaires sociaux.

Le Parlement, qui a vocation légitime à se faire l'écho politique des préoccupations socio-professionnelles des masses laborieuses, est persuadée que le dialogue et la concertation sont les seules voies à même d'apporter les solutions adéquates aux problèmes des travailleurs et d'améliorer leurs conditions socio-professionnelles.

Mesdames et Messieurs,

L'Algérie, qui a traversé une période critique et fait face, une décennie durant, aux affres de l'extrémisme et à la barbarie des actes criminels dont les stigmates restent encore vivaces dans la mémoire de la population, l'Algérie qui a été visée dans sa stabilité et dans ce qui fonde sa société, son économie et sa culture, aujourd'hui se porte mieux, par la grâce de Dieu et par la détermination des valeureux citoyens, de l'Armée nationale populaire et des membres des corps de sécurité, qui se sont dressés en rempart pour défendre la patrie et sauvegarder les fondements de l'Etat algérien.

Ces épreuves et ces souffrances que notre peuple a endurées nous imposent, aujourd'hui plus que jamais, d'observer une vigilance accrue pour sauvegarder nos institutions qui doivent rester fortes, et de témoigner notre attachement indéfectible à l'unité et à la cohésion de notre nation, et resserrer nos rangs pour faire face aux menaces qui nous entourent et triompher des obstacles qui peuvent entraver notre marche vers le progrès et le bien-être.

Mesdames et Messieurs,

Le noble projet de réconciliation nationale, initié par Son Excellence Monsieur le Président de la République, illustre on ne peut mieux les sentiments de dévouement qui animent le Chef de l'Etat à l'égard du peuple et sa ferme volonté de donner aux Algériens et aux Algériennes la paix, la quiétude et la sécurité dont ils ont besoin pour appréhender sereinement leur présent et leur avenir.

Aujourd'hui, la réconciliation nationale s'enracine dans l'âme de nos compatriotes comme la voie incontournable de retour à la stabilité, elle-même fondement et source de concorde au sein de la société, et partant de cohésion et d'union nationales.

Il est de la responsabilité de chacun, Administration et administrés, gouvernants et gouvernés, élus et électeurs, Parlement et Exécutif, de faire de la réconciliation nationale une réalité de terrain chaque jour plus tangible, chaque jour plus solide, chaque jour plus éclatante.

Depuis quelques années, par la grâce de Dieu, l'Algérie se porte mieux, chacun, en son âme et conscience, se devant d'admettre cette réalité en toute objectivité.

Les indicateurs macroéconomiques de l'Algérie étant les plus positifs, les plus sains et par conséquent les plus durables que le pays ait connus depuis près de deux décennies ; une croissance économique relativement élevée, la nette augmentation des réserves de change, la consolidation des agrégats financiers et l'accroissement du niveau de l'épargne sur fond de stabilisation des prix, tout cela est le fruit autant des premières réformes introduites que de l'impulsion que l'Etat a su donner à l'activité économique; force est aujourd'hui d'admettre que les pouvoirs publics ont pu faire redémarrer l'économie nationale après plusieurs années de récession.


Le chômage a commencé depuis maintenant deux années à baisser ; oui ! le chômage baisse lentement mais il baisse; le taux brut de mortalité et le taux de mortalité maternelle diminuent également ; les Algériens et les Algériennes de tous âges vivent de plus en plus longtemps ; leur pouvoir d'achat s'est amélioré à la faveur des revalorisations salariales consenties par l'Etat.


La stabilité et la force retrouvées des institutions de la République, un multipartisme qui n'exclut pas que se soudent les intérêts autour de qui est essentiel pour la Nation, la transparence et le caractère démocratique des consultations électorales les plus récentes organisées en Algérie, en particulier le scrutin du 8 avril dernier qui a vu se manifester l'engouement autour de la personnalité et du programme du Président de la République

L'Algérie ayant en effet retrouvé la place qui est la sienne dans le concert des nations ; sa chaise dans les grandes réunions internationales n'est plus vide ; sa voix se fait de nouveau entendre et ses points de vue de nouveau consultés et écoutés par les Grands de ce monde.
 

Aujourd'hui, par la grâce de Dieu, par les efforts de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, les efforts de tous ceux qui gouvernent le pays au plus haut niveau, et les efforts de l'ensemble de nos citoyens, chacun à son niveau de responsabilités et d'action, l'Algérie s'est remise au travail et renvoie l'image d'un vaste chantier qui s'étale de Tébessa à Bab El Assa et de Ghazaouet à Tamanrasset ; les chantiers de réformes battent leur plein dans beaucoup de domaines ; certains dossiers de réformes sont déjà au stade de l'application sur le terrain, alors que d'autres se préparent pour être proposés à l'Assemblée ; la situation sécuritaire est en nette amélioration ; le secteur des services qui s'élargit de plus en plus et le secteur privé sont la nouvelle locomotive de notre croissance ; l'agriculture se développe également et franchira bientôt les seuils de l'autosuffisance sur nombre de produits pour investir des créneaux d'exportation jusque-là inexploités ; l'habitat s'améliore et affiche des ambitions qu'il n'eut pas été possible d'imaginer en d'autres temps ; les réseaux de transport se densifient ; les infrastructures publiques se multiplient ; les travaux publics ont transformé l'image de nos grandes agglomérations et de la plupart de nos villes ; la téléphonie mobile rattrape rapidement ses retards ; l'Algérie commence à reconquérir les espaces qu'elles a naguère perdus ; même les mentalités ont évolué, l'espoir étant désormais présent chez une très large majorité de nos concitoyens qui reprennent confiance dans leur Etat et dans leurs responsables.

Mon propos ici n'est de verser ni dans l'auto-satisfaction, ni dans un optimisme béat, mais de rappeler une réalité qui nous conforte a posteriori dans les choix politiques qui ont été faits.

Du haut de cette tribune, je voudrais, tout d'abord, rendre hommage à l'action de son Excellence Monsieur le Président de la République, et féliciter, en votre nom à tous, tous les hommes et toutes les femmes qui ont rendu possibles ces progrès de l'Algérie entière, les cadres et les commis de la nation qui continuent de briller dans l'ombre de leur dévouement à l'Etat, les ouvriers, les fellahs, les ingénieurs, les architectes et les techniciens, tous les intellectuels, tous les hommes et toutes les femmes qui oeuvrent dans le domaine de l'éducation, de l'enseignement et de la formation, de la santé, des arts, des sciences, de la technologie et de la culture ; ceux qui exercent des métiers publics ; les membres des professions libérales ; tous ceux, actifs et réservistes, qui servent sous les drapeaux ; tous ceux qui chaque jour veillent à notre protection et à notre sécurité ; tous ceux et toutes celles par qui s'expriment au quotidien le génie et l'ingéniosité, la créativité, l'inventivité, la fertilité d'esprit et la fécondité d'âme des Algériens et des Algériennes dans de nombreux domaines.

Le constat largement positif sur l'état de la nation force la reconnaissance en même temps qu'il doit nous servir à la fois de réfèrent et de capital pour d'autres conquêtes en vue d'autres succès.

Un constat rassurant, mais qui n'enlève également en rien au rôle naturel qui est celui du Député de continuer d'œuvrer par sa réflexion et son action à l'amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, car beaucoup de choses restent à accomplir et, pour ainsi dire, la marge des progrès à réaliser est encore grande.

L'Assemblée populaire nationale entend, pour sa part, accompagner pleinement l'action gouvernementale en légiférant sur les questions qui relèvent de ses prérogatives.

Les six axes directeurs qui traduisent les orientations figurant au programme du Président de la République en l'occurrence la Paix, la Sécurité, la Stabilité,' le Développement, la Démocratie et l'Etat de droit ne sont pas seulement des engagements du Chef de l'Etat ; ils constituent un plan d'action pour chacune des innombrables bonnes volontés que compte notre nation et qui ont à cœur de voir leur pays s'arrimer définitivement au train du progrès sous toutes ses formes.

L'ambitieux plan de soutien à la croissance économique annoncé par les pouvoirs publics et programmé pour être budgétisé par lui à hauteur de 4.000 milliards de Dinars sur une période de cinq années, participe de cette démarche et constitue, dans le prolongement du plan de relance économique qui s'achève en 2004, un cadre d'opportunités unique pour les opérateurs économiques nationaux, publics et privés ; un plan qui privilégiera des actions propres à dynamiser la machine économique, créer des emplois, accroître de façon saine le pouvoir d'achat global de la population, relancer la production nationale par une demande accrue de biens et de services, et réunir ce faisant les conditions d'une meilleure croissance.

Même s'il s'agit d'un programme à finalité économique, qui se doit d'être cohérent avec les grands choix de développement qui sont ceux de notre pays aujourd'hui, la dimension sociale n'en devrait pas pour autant être présente, l'Etat se devant de poursuivre, dans le cadre de ce programme, ses efforts de mise en place d'infrastructures socio-éducatives.

Mesdames et Messieurs.

L'édification du Maghreb arabe constitue un projet vital pour nos peuples qui y voient, avec une profonde conviction, le processus par lequel se concrétisent leurs aspirations à la stabilité, à la solidarité et à la coopération, processus qui doit se construire sur des bases solides, justes et objectives, et rester attaché au respect des intérêts des peuples de la région, des droits de l'Homme, et des principes de bon voisinage pour un renforcement effectif des liens de fraternité qui unissent nos peuples et le raffermissement de leur cohésion face aux multiples défis à relever à l'ère des grands ensembles et des alliances stratégiques qui se forment, voire du processus de globalisation qui se propose de remodeler la conscience et la perception humaines, et les mettre au service de ses objectifs, tout en veillant à verrouiller toute issue vitale devant toute tentative contrariant ses intérêts ou entravant sa volonté de main-mise totale.

Notre responsabilité est immense devant l'Histoire, et le règlement des problèmes, qui restent encore posés dans la région, passe impérativement par le retour à la légitimité internationale qui a consacré le principe du droit des peuples à l'auto-détermination.

Il est impératif que des efforts soutenus soient consentis en vue de la concrétisation rapide du choix exprimé par les peuples de la région de vivre unis, les fondements et les conditions pour cela étant réunis, les retombées positives sur les peuples et l'avenir de la région de cet acte civilisationnel étant incontestables.

Mesdames et Messieurs.

A l'autre extrémité du Monde arabe, le peuple palestinien continue de subir les crimes les plus abjects et l'injustice dans ses manifestations les plus sauvages, au vu et au su d'un monde dont la morale et la conscience semblent totalement tétanisés.

Dans cette partie du Monde arabe, le terrorisme d'Etat est pratiqué contre un peuple sans défense dont l'unique péché est de revendiquer, depuis 56 ans, ses droits légitimes, et d'interpeller la conscience humaine pour accomplir son devoir sacré, celui de se ranger aux côtés de la justice et de faire triompher les valeurs de l'Humanité et les principes qui doivent la guider et l'éloigner de la loi de la jungle qui sévit encore, par son injustice, au détriment du droit.

Du haut de cette tribune, je déclare notre solidarité avec le peuple palestinien dans son ensemble, dans les territoires palestiniens ou à travers le monde, et appelle à lever l'injustice et la tyrannie qu'il subit, et œuvrer pour qu'il puisse jouir du droit à vivre en paix, pour que ses symboles sacrés soient sauvegardés et pour que ses droits légitimes à l'édification d'un Etat indépendant sur ses territoires, avec pour capitale El-Qods Ech-Charif soient reconnus.

Mesdames et Messieurs,

En Mésopotamie, le peuple irakien frère traverse une des épreuves les plus difficiles de son histoire, la guerre destructrice qu'il a eu à subir ayant ruiné l'économie de ce pays autant qu'elle a été et qu'elle est source de drames pour ses populations.

L'Irak, qui oeuvre au prix d'immenses efforts à restaurer sa sécurité et sa stabilité, dans le contexte de la nouvelle situation qui s'est créée dans la région, est déterminé à construire une société nouvelle qui puise ses valeurs dans l'héritage civilisationnel de ce grand pays ; un Irak nouveau qui s'emploie à se reconstruire, à ressouder ses rangs, et à franchir tous les écueils susceptibles de semer la discorde en son sein ou de disperser ses forces.

Nous formulons le souhait de voir l'Irak recouvrer rapidement sa liberté, sa complète souveraineté et sa grandeur pour reprendre la place qui est la sienne dans la communauté des nations.

Mesdames et Messieurs,

II se profile pour l'Assemblée populaire nationale, durant cette session, une intense activité diplomatique parlementaire ; la participation de membres de l'Assemblée aux grandes réunions parlementaires internationales contribuera, sans nul doute, à appuyer dans ses objectifs la diplomatie algérienne, de même quelle sera d'un apport précieux pour les Institutions de l'Etat qui exprimeront par le canal parlementaire leurs positions de principes et feront connaître les efforts déployés par l'Algérie dans le domaine de l'édification d'un Etat de droit, de la consolidation de la pratique démocratique, de la bonne gouvernance, de la mise en oeuvre de l'initiative de réconciliation nationale, mais aussi pour la réalisation du programme de soutien à la croissance économique, du développement national durable, et la contribution de notre pays à la stabilité régionale.

Mesdames et Messieurs,

Pour conclure, je voudrais adresser mes remerciements les plus sincères à Monsieur le Président du Conseil de la Nation, à ses Vice-présidents, à Monsieur le Chef du Gouvernement, à Mesdames et Messieurs les Ministres, à nos distingués hôtes, ainsi qu'à l'ensemble des représentants du monde de l'information qui ont honoré l'Assemblée de leur aimable présence à l'occasion de l'ouverture de cette session d'automne, en formulant le souhait que nos travaux à venir soient toujours fructueux et couronnés de succès, et les projets parlementaires programmés réalisés avec le professionnalisme et la rigueur requis.

Je voudrais aussi souhaiter plein succès à Mesdames et Messieurs les membres de l'Exécutif gouvernemental dans l'accomplissement de leurs nobles missions, et la mise en œuvre dans les meilleures conditions des programmes arrêtés.

Je vous remercie de votre aimable attention.
Gloire éternelle aux valeureux martyrs de la Révolution.