REPUBLIQUE
ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
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LE PARLEMENT ALGERIEN
ATELIER DE FORMATION DES MEMBRES ET DES FONCTIONNAIRES DU PARLEMENT SUR LE THEME
DE
« LA RELATION ELU – ELECTEUR
ET L’INFORMATION PUBLIQUE »
27 - 31 mai 2006
APN, Alger , ALGERIE
Organisé conjointement par la
Conférence américaine des Législatures d’Etats ( NCSL)
et le Parlement algérien, avec le soutien du Département d’Etat des Etats-Unis
d’Amérique
dans le cadre de l’Initiative de Partenariat au Moyen-Orient ( MEPI )
DISCOURS D’OUVERTURE
DE MONSIEUR AMAR SAADANI
PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE POPULAIRE NATIONALE
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Mai 2006
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les sénateurs et députés américains et algériens,
Excellence, Monsieur l’Ambassadeur,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Je ne saurais taire le plaisir sincère qui est le mien de me joindre à cet
auguste auditoire pour le lancement officiel d’un nouvel atelier d’études et de
formation, si je ne m’abuse le troisième du genre à être organisé dans cette
même salle avec le concours précieux de la Conférence Nationale des Institutions
Législatives des Etats américains, cette grande organisation américaine bien
connue, la NCSL, que nous nous félicitons d’avoir comme partenaire et dont le
Président en exercice, l’honorable sénateur Steven RAUSCHENBERGER de l’Etat de
l’Illinois est aujourd’hui parmi nous dans cette salle.
Je tiens à saluer la présence de Monsieur Steven RAUSCHENBERGER dans l’enceinte
de la première chambre du parlement algérien.
Je tiens à le remercier d’avoir accepté de rehausser de sa participation
personnelle l’atelier qui bénéficiera assurément de sa riche expérience dans le
domaine législatif et des affaires publiques locales, tout comme je tiens à lui
souhaiter la bienvenue en Algérie et un très agréable séjour dans notre pays.
L’atelier qui débute aujourd’hui est une nouvelle pierre apportée à l’édifice de
relations croissantes et traditionnellement très bonnes entre l’Algérie et les
Etats Unis d’Amérique.
C’est aussi un nouvel événement à inscrire au programme d’une coopération
parlementaire algéro - américaine déjà dense et multiforme depuis quelques
années, mais que nous avons la réelle volonté pour notre part de densifier
encore plus à l’avenir, tant ne souffrent aucune équivoque les résultats
éminemment positifs que nous avons pu en tirer jusque là, au bénéfice, non
seulement des fonctionnaires législatifs des deux chambres de notre Parlement,
mais aussi de leurs membres.
L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Alger auquel je tiens à rendre un
hommage particulier pour les remarquables efforts de rapprochement qu’il
multiplie, ainsi que les nombreuses délégations parlementaires et
gouvernementales américaines qui se succèdent à Alger et que nous avons eu le
privilège d’accueillir à l’Assemblée populaire nationale sont parmi nos tous
premiers partenaires et interlocuteurs étrangers ; je tiens ici à rendre hommage
à leur disponibilité et à les remercier pour la volonté chaque fois réitérée de
nous accompagner dans nos projets de modernisation et d’œuvrer à la réalisation
d’objectifs qui nous sont propres mais qu’ils ont sans hésiter fait aussi leurs.
l’Atelier de formation qui débute aujourd’hui est un nouveau témoignage de cette
sollicitude et participe précisément de cette disponibilité et de cette volonté
à écouter et comprendre nos préoccupations.
Avec le soutien financier du Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique dans
le cadre de l’Initiative américaine dite de Partenariat au Moyen Orient plus
connue sous le nom de MEPI, la NCSL a organisé et coordonné en 2004 et 2005 un
vaste programme d’échanges législatifs croisés entre les parlements des
Etats-Unis, du Maghreb et du Liban ; elle continue de le faire en 2006 avec
l’Algérie et poursuivra certainement son programme en 2007, l’objectif qui nous
unit tous dans cette belle aventure étant de renforcer les capacités
institutionnelles qui sont celles de l’Algérie, notamment à travers la formation
technique des personnels non élus exerçant des tâches législatives et
administratives au sein de notre Parlement et la formation bien sûr des
parlementaires algériens eux mêmes.
Après les succès qui m’ont été rapportés s’agissant des six premiers ateliers
régionaux et nationaux de formation et des deux voyages d’études organisés en
2004 et en 2005 auprès des Parlements de six Etats américains fédérés et du
Congrès fédéral, après la participation de l’Algérie à la Conférence de la NCSL
à Seattle en août 2005 et avant l’organisation d’un troisième voyage d’études en
août 2006 et d’un autre atelier programmé pour le mois de septembre prochain,
aujourd’hui c’est un atelier d’études et de formation sur le thème très
important de « la relation élu - électeur et de l’information publique » qui est
organisé à l’adresse des parlementaires algériens dans le cadre du programme que
je viens d’évoquer.
L’idée que nous partageons politiquement est que de tels ateliers procurent à
l’Algérie et aux Etats Unis d’Amérique, en tant que partenaires d’un projet
conjoint, l’opportunité pour chacun de prendre connaissance de l’expérience de
l’autre dans tout ce qui s’attache au processus législatif, d’échanger toutes
les bonnes pratiques capitalisées en savoir-faire probants dans ce domaine, de
densifier nos relations parlementaires en tissant entre nos institutions un
faisceau de passerelles humaines, et en tirant profit de tout ce qui, dans
l’expérience américaine riche de plus de 200 ans d’histoire parlementaire, peut
être efficacement transposé dans notre système législatif.
Mon sentiment est que c’est là un formidable défi que le programme mis en œuvre
contribuera certainement à relever.
C’est pourquoi je remercie en premier lieu le Département d’Etat des Etats-Unis
d’Amérique pour le soutien matériel et surtout politique dont ils ont gratifié
le programme dans ses actions déjà réalisées, celle aujourd’hui lancée ou celles
que nous souhaitons vivement voir réaliser dans l’avenir.
La relation élu – électeur, par laquelle se construisent les véritables liens de
proximité entre le peuple et ses représentants légitimes, est au cœur même du
dialogue, de la concertation et de la consultation populaire en tant qu’éléments
fondateurs de toute démocratie dite participative.
L’Elu, dans sa relation avec l’électeur, a vocation à agir en véritable vigile
politique dont la mission première est d’anticiper toute fracture qui pourrait
apparaître entre l’administré et l’administration, entre le gouverné et le
gouvernant, en étant constamment à l’écoute des doléances de ses concitoyens, de
ses préoccupations, de ses difficultés, de ses souffrances mais également de ses
espérances.
Car, avant d’être curatif par les mesures législatives pertinentes qu’il
proposera et votera en se fondant sur une bonne connaissance du terrain, le rôle
de l’élu est avant tout préventif par la relation de proximité qu’il peut
développer avec les populations à l’échelle de sa circonscription d’élection.
Comment, par quelles voies, par quelles démarches et par quels outils de
communication établir la relation élu - électeur ? Que lui donner comme
objectifs ? comment la densifier et la rendre plus efficace ? comment
l’entretenir et l’inscrire dans la durée ? comment la faire évaluer par
l’électeur lui-même ? comment la mesurer objectivement ? comment gérer ou
appréhender l’information publique ?
Je m’en tiendrai à ces quelques questionnements et n’apporterai vous l’imaginez
bien, aucune réponse, car je préfère bien évidemment laisser la parole à nos
amis américains qui sont venus de très loin pour nous exposer la vision née de
leur riche expérience sur le sujet.
Je remercie une nouvelle fois la NCSL en la personne de son Président et de son
directeur des programmes internationaux, Monsieur Jeremy MEADOWS, présent à
cette tribune, ainsi que les membres de son staff tout particulièrement Mlle Joy
KOLIN, pour l’efficacité, le professionnalisme et tous les efforts que cette
honorable organisation continue de déployer pour mettre des résultats tangibles
au rendez-vous de nos objectifs communs.
Je remercie bien sûr et félicite par avance les Conférenciers et les experts qui
sont venus de divers Etats américains partager avec nous ce qu’ils ont de plus
cher au plan professionnel, leur expérience et leurs savoir-faire dans le
domaine particulier de la relation élu – électeur et de l’information publique,
j’ai nommé Madame Rosie BERGER, député à la Chambre des représentants de l’Etat
du Wyoming, Madame Majken RYHERD, Chef de Cabinet du Président de la Chambre des
représentants de l’Etat de Washington, tout en souhaitant un prompt
rétablissement à Madame Sheila KISCADEN, Sénateur de l’Etat du Minnesota, que
nous attendions mais qui n’a malheureusement pu se joindre à nous pour cause de
légers ennuis de santé de dernière minute.
Je n’omettrai pas de remercier pour sa participation Monsieur le Ministre des
relations avec le Parlement; je m’honore de sa présence parmi nous pour partager
avec l’Assemblée populaire nationale la solennité d’un tel événement, tout comme
je m’honore de la présence parmi nous de Monsieur Hafnaoui AMRANI, Secrétaire
général du Conseil de la Nation, de six cadres du Ministère des relations avec
le parlement qui doivent prendre part à l’atelier, du Directeur général
Amériques au Ministère des affaires étrangères, de madame Sophie HAPESLAGH qui
représente le PNUD / Alger et de nos autres invités.
Je tiens en particulier à remercier les députés et les sénateurs Algériens qui
ont répondu à nos sollicitations; je me félicite de leur participation dont je
sais par avance qu’elle sera active et assidue.
Je souhaite une nouvelle fois à chacun de nos hôtes Américains la bienvenue en
Algérie, et la bienvenue à l’Assemblée populaire nationale algérienne. Puisse
votre séjour parmi nous être heureux et utile à la fois.
Je déclare officiellement ouverts les travaux de l’Atelier d’études et de
formation sur la relation élu – électeur et l’information publique.